« Garçon l’addition », vous connaissez tous cette formule péremptoire, suffisante, hautaine accompagnée parfois d’un «s’il vous plaît».

La personne interpellée s’exécute généralement le plus promptement possible afin de contenter son client.

L’obligation d’acquitter vis à vis d’un prestataire une rétribution financière est une convention tacite, acceptée communément par tous .

Elle récompense l’effort de celui ou celle qui vous a donné satisfaction. A contrario une addition peut vous être imposée sans que vous l’ayez souhaitée pour solder financièrement ou juridiquement une dette qui vous est présentée.

C’est ainsi que vous ne pouvez échapper à l’impôt, aux taxes en tout genre, aux amendes, aux factures etc… qui font mal au ventre et au porte monnaie.

Il faut y rajouter les manquements aux civilités et au vivre ensemble à savoir les délits ou crimes réprimandés par la loi pouvant aboutir à des pertes de liberté et au bannissement de la société. L’addition dans ce cas est une punition .
Ceci posé tout semble dit pourtant je voudrais proposer une approche en nuance, plus prospective de la dette constituée.

Nous sommes en relation tout au long de notre existence avec d’autres personnes dans un environnement géographiquement défini et au sein d’une société multi-culturelle imposant un minimum de respect des autres pour vivre le mieux possible ensemble.

La réalité est tout autre. Le chacun pour soi est de plus en plus de nos jours la réalité pour une frange non négligeable de la population.

Elle entraîne des dérives de tout ordre mettant a mal la notion de vie harmonieuse.
C’est ainsi que dans le monde en général se crée des différences d’existence si importantes et si injustes . Cela entraîne de grandes souffrances humaines de nos jours mais ce n’est pas nouveau.

La citation la plus célèbre nous la devons à Voltaire au XVIII siècle « le malheur des uns fait le bonheur des autres ». C’est hélas vérifiable encore aujourd’hui avec cependant une nuance dont je puise l’essence dans l’observation du passé d’humains ayant infligé une accumulation de souffrance à autrui.

Je remarque que ces personnages ont eu une période faste plus ou moins longue leur donnant l’illusion d’être des plus satisfait de leur existence.

Sans exception je constate que tous ont fini par rencontrer leur propre malheur du fait de leurs turpitudes et des crimes contre l’humanité.

De nos jours des personnages de premier plan sont sur le devant de la scène et leur façon de fonctionner laisse présager une période faste plus ou moins longue et un renversement prévisible et inévitable de situation dans le temps. Pour eux je présage une fin à l’opposé de leur situation actuelle.

En conclusion j’affirme que quoi qu’il arrive et quelque soit le temps qui s’écoule lorsque ont n’est dépositaire d’une dette morale il faudra bien en payer l’addition ici bas ou dans l’au delà. Les mis en cause n’auront pas besoin de la réclamer elle leur sera présentée inéluctablement, ça ne fait pas l’ombre d’un doute dans mon esprit.
Il sera alors possible de modifier la citation de voltaire en :
« le bonheur de tous fera le malheur de quelques uns»

Laisser un commentaire

Tendances